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Calitom est une des rares collectivités au plan national à assurer la collecte et le traitement des déchets soit l'ensemble de la chaîne d'élimination, sur la quasi totalité d'un département. Ceci se traduit en 2009 par 137 910 tonnes traitées, dont 50% valorisés.

Les collectes à domicile
Calitom assure la collecte des sacs noirs et des sacs jaunes sur 357 communes, pour 199 412 habitants, c’est-à-dire tout le département sauf la Communauté d'Agglomération du Grand-Angoulême, la Ville de Cognac, la Communauté de Communes du Rouillacais et le SMICTOM de Champniers.
 
Les sacs noirs sont collectés sur 55 % du territoire en régie (par les agents de Calitom) et sur le reste du territoire par des prestataires. La collecte des sacs jaunes est elle entièrement assurée par des prestataires.
 
Sacs noirs : durant plusieurs années, le tonnage d'ordures ménagères a diminué grâce à la mise en place de la collecte des sacs jaunes et des déchetteries. Pour la deuxième année consécutive, l'activité de traitement des déchets ménagers continue de reculer avec une baisse de 3% des tonnages.




Sacs jaunes :
mise en place en 2000, la collecte sélective avait jusqu'à présent toujours progressé depuis son lancement, grâce au tri des Charentais (12 840 tonnes en 2007, 13 380 tonnes en 2008). En 2009, pour la première fois, on peut observer une diminution des tonnages (12 767 tonnes, soit une baisse de 2,9%), marquant clairement l'évolution des comportements face à la crise, qui se traduit par une baisse de la consommation.

Biodéchets des professionnels :
Depuis plusieurs années, Calitom collecte les biodéchets de 76 "gros producteurs" établissements publics ou privés produisant un volume (important de déchets alimentaires) : écoles, collèges, lycées, restaurants, hôpital, commerces… Les déchets sont ensuite traités sur la plateforme de compostage de Poullignac. 
Les conteneurs à verre
1 200 conteneurs à verre sont à disposition des usagers, répartis sur le territoire de collecte.
 
8 367 tonnes de verre ont été collectées en 2009. Le verre est ensuite recyclé par l’entreprise St-Gobain (16).
Les déchetteries
Calitom gère 31 déchetteries en Charente (haut de quais et bas de quais). Ainsi, chaque habitant peut trouver une déchetterie dans un rayon d'environ 15 km de sa résidence. La carte suivante indique le tonnage collecté en 2009 et le nombre de visites par déchetterie.

En bleu, les 3 plus forts tonnages et fréquentations 2009
(légende : t = tonnes et v = visites)
 


Encore plus d’informations en téléchargeant le guide des déchetteries.
Les plateformes de compostage
Les biodéchets collectés chez les professionnels du secteur sud et les déchets verts collectés sur les déchetteries sont traités sur 2 plateformes de compostage : Poullignac et Sainte-Sévère (schéma de traitement).

 
Plateforme de Poullignac
- 4 713 tonnes de déchets organiques traitées en 2009,
- exploitation par Calitom
- broyage et criblage par une entreprise.
 
Plateforme de Ste-Sévère
- 8 282 tonnes de végétaux traitées en 2009,
- exploitation par une entreprise.

Co-compostage : Plusieurs partenariats se sont développés avec le monde agricole. Six agriculteurs et une pépinière utilisent désormais les déchets végétaux de leurs déchetteries voisines en complément d'autres apports organiques. Le mélange des deux matières aux caractéristiques complémentaires permet l'obtention d'un compost fin, homogène, de qualité et facilement épandable.
 
Ces opérations de "co-compostage" ont permis de valoriser 6 930 tonnes de déchets verts en 2009. C’est aussi pour Calitom moins de transports, moins de déchets à traiter et des économies importantes (9 euros/tonnes au lieu de 44 euros/tonnes).
 
Fort de ces sept expériences, Calitom compte bien élargir cette réflexion afin de développer des solutions de compostage de proximité.
Le tri des recyclables

Le centre de tri de Poullignac géré par Calitom pour le secteur Sud Charente a dû fermer ses portes fin septembre 2009. Désormais, c'est le centre de tri de Châteaubernard qui appartient à l’entreprise Véolia qui sépare les emballages recyclables.

 


 


Ce centre de tri est équipé de deux systèmes de tri optique : un séparant les corps creux (bouteilles plastiques, briques alimentaires) des corps plats (papiers, cartons) et un autre séparant les bouteilles en PVC ou PET des emballages en PEHD. Les trieurs interviennent ensuite pour affiner le tri, sur trois chaînes : journaux magazines, corps plats et corps creux. Le site va gérer 13 500 tonnes de déchets par an.

Le stockage des déchets ultimes
Malgré tous les efforts de prévention et de tri, il demeure toujours des déchets non recyclables, appelés aussi déchets ultimes, qui nécessitent d'être enfouis. Sur les 137 910 tonnes de déchets traités par Calitom en 2009, 50 % ont dû être enfouis en centres de stockage.
 
Depuis les anciennes décharges, les techniques ont évolué vers une nouvelle génération de sites plus respectueux de l’environnement appelés Centres de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU). Ces installations sont classées et scrupuleusement surveillées. Les nuisances produites par l’enfouissement : production de jus et de gaz sont désormais collectées, traitées et contrôlées.

Ceci se fait sous le contrôle de l'état (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement).



Depuis le 1er juillet 2009, Calitom ne dispose plus que d'un seul et unique centre de stockage.

Centre de stockage de Ste-Sévère
- en 2009 : 52 599 t de déchets ménagers + déchets industriels banals,
- lixiviats traités : 24 570 m3,
- [agrandissement programmé].
 
Pour préserver la durée de vie du site de Ste-Sévère et dans l'attente de la réalisation du Grand Projet, 7 507 tonnes de déchets ont été exportées dans la Vienne en 2009, et 1 729 tonnes ont été incinérées par l'incinérateur de la Comaga.

En plus de l’exploitation des sites ouverts, Calitom a une obligation de suivi de 30 ans sur 7 sites de stockage fermés (Rouzède, Dirac, Marsac, Saint-Claud, Villefagnan, Poullignac et Ruffec) :
- maintien d’un site clos et surveillé,
- maintien de l'aspect esthétique du site,
- contrôle du tassement du sol,
- traitement des biogaz,
- traitement et suivi de la qualité des eaux.
Quel traitement pour demain ?
le centre de Sainte-Sévère le centre de Sainte-Sévère

> Le Plan Départemental d’Elimination des Déchets

Il fixe les lignes directrices de la gestion des déchets à 5 et 10 ans et programme aussi la construction des équipements nécessaires. Ce plan, rédigé en 2006 par le Conseil Général de la Charente, en collaboration avec Calitom et la Comaga, a fixé trois objectifs :

- priorité à la prévention et à la valorisation,
- arrêt de l’enfouissement des déchets organiques d’ici 10 ans,
- limitation du recours à de nouvelles capacités de traitement.


> Assurer le stockage jusqu'au Grand Projet
Calitom doit enfouir plus de 72 000 tonnes de sacs noirs et de tout-venant de déchetteries par an. Or, Calitom ne dispose plus que d’un centre de stockage : Ste-Sévère. En attendant la réalisation du Grand Projet de Ste-Sévère, le tonnage annuel enfoui doit se limiter à 50 000 tonnes afin que le site puisse fonctionner jusqu'en 2012. Plusieurs alternatives sont envisagées pour le reste des déchets à enfouir :

- l'export de déchets : une partie des tonnages doit être transférée et traitée hors département dans des centres privés.

- une collaboration avec la COMAGA : une petite partie des déchets de Calitom doit être transférée vers l'incinérateur de La Couronne, géré par l'agglomération d'Angoulême.

- Un deuxième centre de stockage ? Le plan départemental prévoit l'exploitation de plusieurs installations de stockage dont un site pour le Nord-Est Charente. Un site est envisagé à Chirac et des études seront réalisées pour déterminer sa faisabilité technique et administrative. Les résultats des sondages géologiques associés à des tests de perméabilité confirmeront ou non le choix de ce terrain.

- Un site de pré-traitement avec la Comaga ? Le plan prévoit aussi un second site de pré-traitement mécano-biologique dans le centre de la Charente. Une réflexion est en cours avec la Comaga afin d'envisager une installation commune pour les ordures ménagères de l'agglomération et de Calitom.

- Des solutions industrielles ?
Parallèlement à ces recherches de terrains, des démarches sont en cours pour trouver d'autres débouchés, avec notamment une valorisation énergétique. Si cette solution est retenue, une plateforme de préparation des déchets sera à intégrer à l'usine de pré-traitement, les refus devant être secs et broyés. Sur cette plateforme, le tout-venant des déchetteries pourrait aussi être traité et broyé pour la partie qui présente un potentiel calorifique intéressant.